mercredi 2 mars 2016

j'ai marché, ce matin de grisaille.

J’ai marché ce matin de grisaille profonde.

J’ai marché ce matin sur les sentiers épuisés,
Alourdis de peine, de grisaille profonde ;
J’avais le cœur si bas, qu’il allait se briser,
Quand par là, j’entendis chanter une ronde.

C’était le plein hiver, passant près d’une école,
A la récréation, et il s’en réjouit ;
La mémoire en chemin se pare d’une auréole
Partagée par l’enfance, vois comme elle me sourit.

Un peu d’allégresse, ce brin de poésie
Pour que je puisse voir l’or des primevères
Entamer le printemps sur le vert de leur lit
Et percevoir l’envers des jours qui désespèrent.

J’ai allongé le pas vers l’autre saison
J’ai secoué en moi la poussière argentée
Mis sur la nappe mon rêve de floraison :
Un peu d’espérance aux heures désabusées.

J’ai marché, au hasard d’un désir retrouvé,
La vie peut accueillir nombre de revenants ;
L’élan m’envahissant je pouvais les compter :
Ils m’étaient semblables, ne faisaient pas semblant.

C’était fini l’hiver exhibant ses guenilles ;
Les oiseaux volages chantaient leur boniment
A l’épouvantail qui souriait aux filles ;
Ce nouveau matin, je fis des pas de géant.

Pierre WATTEBLED- le 29 février 2016.










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